samedi 8 août 2015

Je ne veux plus jamais d'un homme comme ça #2


Suite à ma lecture de Diavolo, je vous ai parlé de mon envie de vous dévoiler un peu mon histoire… Dans la première partie, je vous explique comment tout a commencé. Aujourd’hui, je vous décris un peu notre relation et son quotidien…
On a eu des moments heureux, je ne peux pas le nier. 

La première année, tout particulièrement, a été assez merveilleuse. On sortait tous les deux faire des belles ballades, des petits restos en amoureux, au bord de la mer ou à la montagne. Je pouvais rester dormir chez lui…Quand c’est le premier,  que l’on a 16/17ans, c’est trop top!! On se sent fort, enveloppé dans un cocon d’amour, invincible !! On a l’amour pour nous, l’impression de détenir un doux secret à deux, c’est fabuleux.

Il était marin: il avait un bel uniforme qui me faisait craquer (d’ailleurs tiens, on va l’appeler le Matelot, dans les prochains articles, ça lui va comme un gant!), un beau corps, bien que trop trop TROP poilu! Je suis désolée, cela ne se fait pas de critiquer sur des traits physique, mais franchement, ces poils partout, j’en pouvais plus! De la nuque aux orteils, franchement, c’était vraiment trop, j’avais l’impression de coucher avec un gorille!! Je sais que des femmes adorent ça, je comprends tout à fait mais moi, autant  vous dire que j’ai le TOTAL dégoût du poil maintenant.
Il n’était pas trop bête, il avait beaucoup de culture et aimait par dessus tout les films et la musique dont Mylène, qu’il m’a emmené voir en concert pour la première fois de ma vie… 
Un de nos plus beaux instants dans notre relation, qui restera aussi un temps fort de ma vie, gravé à jamais dans ma mémoire.

Comme tout marin, il a dû embarquer sur un bateau et partir à la fin de ses classes. Son choix s’est porté sur une mission de deux ans, en Martinique. 

“C’est pour mon bien” qu’il disait. “Pour ma carrière, pour que quand je revienne, nous soyons heureux”. Du haut de mes 17ans, je me suis posée un bon million de milliard de questions : est ce que j’étais prête? Est ce que que je saurai m’en sortir sans lui et l’attendre, bien sagement? Mille fois j’ai voulu lui dire “je ne peux pas, j’ai quitté mes anciens petits amis pour bien moins que ça, je n’en ai pas envie, je ne suis pas prête à vivre cette relation trop engagée…” Mais sa force de persuasion m’a fait croire que je réussirai à l’attendre. Comme une noble femme, pas mariée mais presque.

Il avait penser à tout : “tu dois préparer ton bac et ton avenir. Tu vas rentrer en Terminale, se sont des choses sérieuses!! Comme je ne suis pas là, tu auras tout le temps de te consacrer la dessus. Puis comme tu vas devoir beaucoup travailler, tu n’auras pas besoin de sortir hein? Pas besoin de faire la fête, de prendre des cuites avec tes amis! Non, tu dois prendre soin de toi, rester chez toi et travailler. Et tu verras je reviendrai très vite.”

Pfff, mais quelle idée. On ne peut pas demander cela à une gamine de 17 ans. Qu’est ce que j’aurais voulu que mes copines m’aident sur ce coup là, qu’elles soient plus réactives, qu’elles m’aident à y voir plus clair dans cette importante décision à prendre, qu’elles me secouent un peu, qu’elles usent de stratagème pour me faire réagir. Ou que ma mère fasse preuve de bons sens et me ramène à la réalité, qu’elle puisse mettre des mots sur cette situation plutôt que de me faire de longs sermons catholique sur ma sexualité précoce...

Dès son départ, il s’est installé un drôle de rythme dans ma vie. Je lui écrivais des lettres en réponses à toutes les siennes. 

J’ai toujours aimé écrire, particulièrement de longues lettres parlant de tout, de rien, parlant d’amour… Ça n’a donc jamais trop représenté un problème pour moi. J’ai supporté ses crises de jalousie,sur MSN et par téléphone alors que je révisais mon bac. J’ai répondu à ses coups de fils angoissés même en plein milieu de la nuit,  alors que je voulais tout simplement dormir… La notion de décalage horaire, vraisemblablement, lui a échappé.

Je me suis rendue disponible lorsqu’il rentrait en permission, mettant de côté ma vie sociale et mes amis pour quelques semaines quand il était là. 

Je me souviens d’une crise monstrueuse qu’il m’a faite, quand je lui ai dis que je voulais voir deux heures mon meilleur ami (le fameux Y.) avant son départ en vacances pour l’été

Et il s’est mis à m’engueuler -que dis-je, à me pourrir!- à me traiter de sans-coeur, me reprocher de ne pas l’aimer assez, de vouloir coucher avec mon meilleur ami. Il s’est presque mis à pleurer au téléphone, hurlant que c’était dégueulasse de lui faire ça à 3 jours de son départ. J’ai donc décommandé mon rendez-vous avec mon meilleur ami, pensant que c’était le moins que je puisse faire. Alors que c’est faux, on ne doit jamais décommander ses amis pour un amoureux… L’amoureux s’en va, l’ami reste (mais si dans le cas de Y. ce n’est pas tout à fait exacte..)

A 17 ans, on ne rêve que de sortir et de faire la fête. Et c’est ce que je faisais en son absence. 

Mais pour écourter et éviter les crises, je ne le lui disais plus où j’étais. Je ne lui disais plus rien de ce que je faisais. Au pire, je m’isolais quelques instants pour être au calme au téléphone, je prétextais que l’ordinateur familiale était occupé par ma soeur en cas de demande de MSN, pour le rassurer un peu, et avoir la paix. Toute une technique que normalement, les ados inventent pour échapper à leurs parents. Moi je voulais échapper à mon copain qui bossait à l’autre bout du monde. Incroyable quand même… Surtout que ça n’a fait que repousser les choses, les échéances de vraies discussions que nous devrions avoir, sans jamais régler le problème de fond.

La suite, au prochain numéro...



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